Le Développement Personnel : santé et spiritualité

Le chemin vers soi

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Le Développement Personnel : santé et spiritualité

par

Acupression
Promotion 2021

Présentation

Cet article de fin d’études passionnant se penche sur le chemin vers soi-même du Développement Personnel : depuis la guérison physique et psychologique jusqu’à la construction de soi-même et l’ouverture à la dimension spirituelle.

“Pour moi, un parcours de développement personnel inclut deux aspects qui sont plus rarement traités dans ce cadre : la santé et la spiritualité.”

Introduction

Se connaître soi-même est sans doute la chose la plus difficile au monde. Il existe beaucoup d’ouvrages, d’articles, de vidéos qui traitent du développement personnel autour de bien des aspects comme la gestion du stress, la confiance en soi, l’introspection, la psychogénéalogie, la méditation etc. Mais il est difficile d’avoir une vue d’ensemble de ce qui existe et comment tout cela s’agence.

Pour moi, un parcours de développement personnel inclut deux aspects qui sont plus rarement traités dans ce cadre: la santé et la spiritualité. L’aboutissement de ce travail (bien qu’il s’agisse d’un travail de toute une vie !) est bien sûr d’être heureux et épanoui dans son métier, sa famille, ses relations etc. Mais c’est aussi de rester en pleine santé physique et mentale jusqu’à sa mort.

Les 4 étapes de développement personnel

Pour décrire à quoi ressemble, en général, un parcours de développement personnel, j’ai choisi de considérer 4 étapes qui me semblent importantes. Bien sûr chaque personne suivra son propre chemin, aura ses propres difficultés et ses propres réalisations. Néanmoins il me semble que ces “étapes” sont communes et indispensables:

  1. L’ouverture de l’esprit 
  2. L’exploration de soi
  3. La construction
  4. La spiritualité.

Ces étapes ne se suivent pas rigoureusement les unes après les autres. On peut toutes les commencer au même moment. Mais il est important d’avoir conscience de cet ordre dont vous comprendrez l’importance par la suite.

Etape 1 – L’ouverture d’esprit

La faiblesse est sublime, la force est méprisable. Quand un homme naît, il est faible et souple. Quand il meurt, il est fort et raide.

Quand un arbre croît, il est souple et tendre. Quand il devient sec et dur, il meurt.

La dureté et la force sont compagnes de la mort. La souplesse et la faiblesse traduisent la fraîcheur de la vie.

C’est pourquoi ce qui a durci ne vaincra pas.1

Lao Tseu

 Je démarre cette partie sur cette citation de Lao Tseu dont on peut trouver des traductions variées. Je m’appuie dessus pour affirmer qu’un esprit rigide est un chemin vers la mort et un esprit souple est un chemin vers la vie. Quand je parle d’ouverture d’esprit, vous pouvez aussi entendre “souplesse d’esprit”. En PNL (Programmation neurolinguistique) on dit que c’est toujours l’élément le plus souple d’un système qui contrôle le système.

Nos parents, nos grands-parents nous ont toujours dit qu’il fallait “se contrôler”. Mais eux-même ne savent pas comment s’y prendre. Alors, tout le monde part du principe que cela consiste à juger, refouler, cacher des pensées, des émotions, des réactions et même des parties de nous-même. Et ainsi notre esprit s’est de plus en plus rigidifié.

Il est temps de désapprendre ce fonctionnement. Si vous voulez apprendre à vous “contrôler” vous devez accepter de lâcher ce contrôle ! A devenir souple ! Tellement souple que vous n’aurez plus rien à devoir contrôler !

La réalité et nos croyances

Il y a 3 grandes manières de déformer la réalité: La généralisation, la distorsion et l’omission (en PNL, on appelle cela le méta-modèle). Quand nous accumulons de l’information, notre esprit traite ces informations en les faisant passer par un ensemble de filtres, puis les agrège, les simplifie et les stocke. Ces idées stockées se transforment en “croyances”. Inconsciemment nous considérons nos croyances comme des vérités. Quand une information va à l’encontre d’une croyance, 90% du temps elle sera soit jugée, soit ignorée. Nous déformons notre vision de la réalité pour qu’elle colle à nos croyances. Ainsi nous pouvons complètement ignorer une information, pourtant extrêmement factuelle, car elle ne colle pas à notre vision du monde.

Souvent on rencontre des gens qui se disent “cartésien”, “rationnel” etc. Le dernier précepte du Cartésianisme est: “Et le dernier, de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales, que je fusse assuré de ne rien omettre”. Un véritable cartésien doit être conscient que son esprit sera tenté d’omettre des informations et doit avoir une rigueur telle qu’il ne peut se permettre d’avoir le moindre préjugé. Par exemple dire “Je suis cartésien, je ne crois pas à l’hypnose !” est une phrase anti-cartésienne. Un vrai cartésien dira “Je ne sais pas quoi penser de l’hypnose, je n’ai pas étudié la question”. Puis, s’il le souhaite, il ira lire, se former, discuter, tester, expérimenter pour construire une connaissance solide et vécue sur le sujet.

La vérité n’existe pas ! La vérité c’est comme l’horizon, nous pouvons le voir, nous en approcher mais nous ne pourrons jamais l’atteindre. Travailler sur ses croyances ne consiste pas à se demander si telle ou telle croyance est vraie ou fausse. Cela consiste en une gymnastique de l’esprit: on questionne nos croyances, pour se demander en quoi est-ce qu’elles sont utiles pour soi et pour les autres et en quoi est-ce qu’elles sont limitantes pour soi et pour les autres. Toutes les croyances ont un caractère utile et un caractère limitant.

Je vous invite à faire ce petit exercice amusant: pendant un mois ou plus, vous prenez un petit carnet et vous notez chaque jour toutes les croyances qui vous viennent à l’esprit ou que vous avez utilisées durant la journée. Et vous vous amusez à les questionner dans tous les sens mais surtout en vous demandant en quoi elles sont utiles et en quoi elles sont limitantes. Si vous faites cela avec plaisir et sérieux, je vous garantis que vous allez transformer votre vision du monde !

Etape 2 – L’exploration de soi

Prendre soin de notre corps, de notre esprit et de notre âme

Nous sommes tous remplis de nœuds, de blocages, de croyances limitantes, qui nous empêchent de profiter pleinement de la vie qui nous est offerte. Toutes ces choses, ancrées en nous, nous limitent dans notre épanouissement et nous rendent aussi malades. Du point de vue de la Médecine Traditionnelle Chinois (MTC), une personne gardant, par exemple, au fond d’elle des nœuds émotionnels de type colère et rancœur aura plus de chances de développer des maladies liées à “l’énergie du Foie”. Autrement dit:

  • Acouphènes
  • Problèmes oculaires (mouches volantes par exemple)
  • Vertiges
  • Céphalées
  • Spasmes
  • Hépatites
  • Calculs biliaires

Une des compréhensions importantes que l’on retire à l’issue de cette étape est que le corps et l’esprit sont étroitement liés. Les liens avec l’âme sont également abordés dans des philosophies, cultures, ou médecines. La MTC parle d’âme éthérée et d’âme corporelle. Les acupuncteurs travaillent sur l’esprit et l’âme en utilisant par exemple:

  • Le point 42V Po Hu (42 Vessie – “Porte de l’âme corporelle) pour ancrer le Po (l’âme corporelle) dans le Yin du
  • Le point 47V Hun Men (47 Vessie – “Porte de l’âme éthérée”) pour ancrer le Hun (l’âme éthérée) dans le Sang du
  • Le point 6Rte San Yin Jiao (6 Rate – “Réunion des trois Yin”) pour traiter les troubles psychiques dû à un vide de Yin ou de Sang du

Les médecines comme la Médecine Traditionnelle Chinoise ou la Médecine Ayurvédique ont des approches holistiques de l’être humain. Elles s’efforcent de traiter les patients dans leurs aspects physiques, psychologiques et même au-delà. C’est pourquoi ces médecines sont bien plus efficaces dans la prévention et le traitement des maladies ayant des origines très psychologiques ou énergétiques comme Alzheimer, Parkinson ou même certains cancers2.

En Chine, dans des temps reculés, les médecins étaient payés dans le but de préserver la santé des familles. Quand un membre de la famille tombait malade, le médecin n’était plus payé. Autrement dit, pour pouvoir manger, le médecin avait tout intérêt à prévenir l’apparition des maladies et à les traiter le plus rapidement possible.

Pour prendre soin de l’autre, il faut d’abord prendre soin de soi.

 

C’est une phrase que j’ai comprise, et qui est devenue pour moi fondamentale. C’est non seulement quelque chose que j’ai appris au cours des mes formations mais aussi que j’ai eu l’occasion d’expérimenter dans mes activités d’accompagnant. Pendant ma formation en Hypnose Ericksonienne, il y a une séance particulière que j’ai faite à une personne. (durant les séances nous étions trois: l’opérateur, le sujet et un observateur). Durant cette séance, j’ai ressenti une colère monter, une exaspération que je m’efforçais à cacher. La personne en face de moi ne réfléchissait pas à son problème. Je n’arrivais pas à la faire travailler. À un moment cela se voyait et mon observatrice me dit “Calme-toi Yann, prends du recul.”. A ce moment, je me suis dit “Oui là j’essaye de faire à sa place. C’est son problème, pas le mien.”. Alors j’ai arrêté de poser plein de questions et je l’ai juste regardé. Et là miracle ! Il a commencé à parler, à réfléchir et on a pu travailler !

Que s’est-il passé ? En fait, je souffrais du même “problème” que lui. Manque de confiance en soi. Du coup j’avais des ressentis, des croyances, similaires et cela résonnait chez moi d’où cette exaspération que je ressentais contre lui mais qui en fait était une colère contre moi-même. Donc si je veux aider cette personne je dois d’abord régler mon propre problème pour que cela ne résonne plus émotionnellement et énergétiquement.

De manière générale, tout praticien se doit de prendre soin de lui. Un praticien de médecine chinoise se doit de ne pas tomber malade par exemple. Comment un praticien pourrait-il vous aider si lui-même ne sait pas prendre soin de lui ?

Prenons l’exemple des praticiens en discipline énergétique comme l’acupression. Le praticien est directement confronté aux énergies des clients. Ces énergies peuvent entrer en résonance avec lui. Voire “se coller” à lui. Cela peut induire, par exemple, des sensations particulières. Actuellement en formation en acupression, il m’est déjà arrivé de ne pas vouloir toucher quelqu’un. Non pas que la personne débordait forcément d’énergie négative, mais que je sentais que quelque chose allait venir se coller à moi. Cela se travaille avec le temps et la pratique. Il existe même des techniques et pratiques qui mettent en place des “protections”. Par exemple la pierre de Labradorite3 est reconnue avoir des vertus de “protection des énergies négatives” et est très utilisée par les praticiens. Un autre exemple est le Qigong “Le corps de Jade” qui développe une protection physique et mentale à celui qui le pratique. Je le pratique moi-même de temps en temps.

En réalité, cela est aussi valable pour n’importe quel autre praticien mais dans une moindre mesure (quoique…). Dans toute discipline, il y a une dimension énergétique. Une simple émotion est de l’énergie à l’état pur.

Concrètement comment on fait ?

Structure interne

Avant de décrire quelques approches de travail sur soi, il est nécessaire de comprendre comment cela se présente à l’interieur de nous. On peut prendre cette représentation, en couche d’oignon, qui, comme tout modèle est faux mais qui sera très utile pour comprendre la suite. Le contenu des cases ne sont que des exemples que j’ai personnellement travaillés pour certaines, dans mon parcours.

developpement perso mtc 1

Ce schéma n’est qu’un exemple, il est différent pour chacun. Ce qu’il faut en retenir c’est que:

  • Chaque “couche” représente une “profondeur” dans votre esprit / corps / âme.
  • Dans chaque couche il y a des choses à découvrir et travailler, des émotions, des énergies à “nettoyer”.
  • Chacune de ces “choses” à travailler sont reliées les unes aux autres et s’influencent.
  • Vous ne pouvez pas accéder à une couche basse si les couches au dessus n’ont pas été suffisamment “nettoyées”
  • Vous pouvez avoir connaissance d’une blessure dans une couche basse, mais vous ne pourrez travailler dessus qu’après avoir travaillé les couches plus
  • Travailler sur une problématique particulière peut avoir des répercussion positives sur les problématiques reliées
  • Dans certaines cultures, on parle d’une “Blessure Initiale”. Une blessure majeure autour de laquelle nous nous sommes Souvent il faut la chercher dans les neufs mois de la vie fœtale.

Quelques approches de travail sur soi

Quand on travaille sur soi, il a toujours des moments où l’on réfléchit, des moments où l’on ressent et des moments où l’on agit. Si l’on prend le point de vue de l’ennéagramme, quand un être humain est sur le chemin de la connexion à son “essence”, il utilise son mental, son instinctif (l’action) et son émotionnel avec justesse.

Pour vous donner une idée de ce que l’on peut faire, voici quelques exemple de “types” de travail sur soi:

  • Apprentissage: vous pouvez apprendre et pratiquer certaines approches comme la PNL, l’ennéagramme ou autre. Concrètement, l’exemple de l’ennéagramme va vous permettre d’identifier votre ennéatype et de prendre conscience de vos comportements lorsque vous n’allez pas bien, et les thèmes à travailler pour vous connecter à votre “essence”. Vous allez aussi pouvoir identifier les “ennéatypes” des personnes autour de vous, comprendre comment ils fonctionnent, quelles sont leurs peurs etc. Et ainsi adapter votre communication. Par exemple, le type 9 (le médiateur) a horreur du conflit. Vous allez donc éviter de chercher la confrontation avec lui. Ou encore le type 2 (l’altruiste) a besoin de reconnaissance, vous pouvez le complimenter (mais pas trop sinon il va se méfier 😉 )
  • Introspection: Par des pratiques d’hypnose ou de méditation vous pouvez apprendre à utiliser les états modifiés de conscience pour communiquer avec votre inconscient et explorer vos Vous pouvez apprendre à utiliser les représentations symboliques par le Clean Language aussi.
  • Travailler le corps: Les problèmes psychologiques ont des répercussions sur le corps et inversement. Si vous avez des tensions aux cervicales cela traduit des tensions dans votre Si vous avez mal au point 25E (25 Estomac – Tian Shu) alors vous avez surement un souci au gros intestin. Si vous avez mal à la 7ème vertèbre dorsale alors il est possible que vous souffriez de conflits familiaux4. A l’aide d’approches comme le Qigong Tuina, le Shiatsu, la réflexologie ou autre il est possible de libérer des blocages émotionnels par le corps. C’est d’autant plus intéressant que cela vous permet d’entrer en lien avec votre corps.
  • Travailler une croyance: Avec de la pratique vous aurez de plus en plus une capacité à penser “meta”. C’est-à-dire à observer vos pensées. Ainsi vous aurez une meilleure conscience de votre esprit, une meilleure capacité à remettre en question vos pensées, vos croyances et à réfléchir aux raisons de leur présence. Et pour pouvoir après travailler
  • Libérer un blocage/une peur: Seul ou avec l’aide d’un praticien, vous allez travailler avec des techniques pour que des changements s’opèrent. Ainsi évacuer des émotions bloquées, des comportements ancrés Ces processus de libération peuvent être provoqués par les techniques et protocoles particuliers et si c’est le bon moment pour vous. Cela peut aussi arriver “par accident” durant une simple séance de méditation et toute autre activité. En hypnose on parle d’abréactions.
  • Traumatismes: Tout le monde a vécu des traumatismes dans sa Ce qui important n’est pas l’événement traumatique en lui-même mais plutôt la manière dont il est vécu par la personne. Le fait qu’un chien vienne mordre quelqu’un, sera vécu différemment en fonction de la personne et du contexte. Pour évacuer des traumatismes plusieurs approches sont possibles, l’EMDR, le RITMO, la Nutripuncture ou encore l’Hypnose avec les protocoles de régressions.
  • Travailler ses particularités: Vous pouvez aussi avoir des particularités d’ordre génétiques ou cognitifs. Vous pouvez être homosexuel. Vous pouvez être un HP (surdoué). Cela peut amener des avantages mais aussi des problématiques plus précises. Dans le cas de l’homosexualité le travail est bien sûr d’accepter cela pour y être pleinement épanouï. Dans le cas du HP, il faudra sûrement travailler les problèmes d’hypersensibilité, d’hyper-émotivité, d’intégration sociale, de stress constant, d’hypervigilance

●      Et plein d’autres choses….

 

Il existe beaucoup d’approches à découvrir et tester. Voici une petite liste d’exemples pour vous inspirer (en gras sont mes préférences personnelles que j’ai étudié ou pratiqué):

  • Hypnose
  • PNL
  • Coaching
  • TCC
  • EFT
  • EMDR
  • RITMO
  • DMOKA
  • Thérapie provocatrice
  • Analyse transactionnelle
  • Ennéagramme
  • MBTI
  • Réflexologie
  • Shiatsu
  • Reiki
  • Kinésiologie
  • Clean Language
  • Médecine Chamanique
  • Nutripuncture
  • Médecine Chinoise
  • Acupuncture
  • Acupression
  • Qigong
  • Tuina
  • Méditation
  • Ayurveda
  • Yoga

Chacune de ces approches est d’une grande richesse et peut beaucoup vous apporter sur votre chemin. Je vous recommande d’être aligné avec votre démarche mais aussi d’aller vous confronter avec des choses où vous n’êtes pas à l’aise. La base de développement personnel c’est aussi (pour ne pas dire surtout) de sortir de sa zone de confort !

Un moment de déstabilisation

Il y a tout juste un an j’ai fait un stage de Qigong de 7 jours à l’école de Qigong Tuina de Saint-Vallier-de-Thiey. A cette époque, ma vision de l’être humain et du monde correspondait surtout à celle que j’avais hérité de mes formations en hypnose. Par exemple, quand vous entrez en transe ( j’emploie le mot transe, plus simple, pour désigner tout état modifié de conscience comme l’hypnose, la méditation et autre) des sensations particulières, des mouvements automatiques des bras, des mains peuvent survenir au-delà du contrôle conscient. On a l’habitude de dire que cela est créé par l’inconscient. On parle de mouvement “idée-moteurs” aussi. Durant la stage Amaël nous propose un exercice de Qigong qui consiste à ressentir avec les mains le Qi (l’énergie) de la Terre, du Ciel, d’un Arbre etc. Dans ma tête je me dis, ”Ben si je veux le ressentir, mon inconscient va créer la sensation. Donc ce ne sera pas la sensation d’une énergie de la Terre que je vais sentir mais le produit de mon imagination.”. Du coup, je ne savais pas comment faire cet exercice et j’ai posé des questions à Amaël. Ceux à quoi il m’a dit oui ! Mais alors comment faire ? Et bien il ne faut ni imaginer, ni vouloir, juste laisser venir. Tout le jeu consiste à apprendre à faire la différence entre ce qui vient de nous, ce qui vient de l’extérieur, et comment les deux se mélangent car ce n’est jamais 100% l’un ou l’autre… Il m’a fallu du temps pour comprendre ça car cela allait à l’encontre des mes croyances finalement très matérialistes…

Avec désir on en saisit les contours, sans désir on en saisit la merveille.

Citation taoïste

 J’en ai été déboussolé, c’est comme si mes repères étaient partis durant une journée entière. A vivre ce sont des sensations très déstabilisantes car cela touche votre manière de penser et voir le monde en profondeur. Mais cela fait du bien, car notre esprit est bien fait. Quand on le secoue, il remet ensuite les choses en place en intégrant de nouvelles compréhensions. C’est comme si on lâchait quelque chose qui nous bloquait, on se sent beaucoup plus libre après.

Une dernière chose importante à noter la-dessus est la notion d’ancrage. Évidemment il ne s’agit pas de tout prendre, de tout intégrer. Il y a malheureusement, des dérives, des gens qui veulent vous mettre des croyances malsaines dans l’esprit, des tentatives d’endoctrinement etc. Pour faire la différence entre un enseignement “sain” et un enseignement “malsain” le secret est la connaissance de soi5. C’est pourquoi il faut avancer doucement, apprendre à explorer son fonctionnement, remettre en questions la direction que l’on prend régulièrement. C’est aussi pourquoi, personnellement, je trouve qu’il est intéressant de varier les approches des développements personnels. Cela vous donne une sorte de garanti d’ouverture d’esprit et vous aurez à votre disposition un ensemble d’outils et de modèles que vous pourrez utiliser pour analyser toute information qui vous vient. Et ainsi jauger si ce qui vous paraît sain ou malsain.

Etape 3 – La construction

Cette partie sera plus courte que les autres, car elle dépend complètement du parcours de chacun. Tout le travail que nous avons fait à l’étape deux va nous aider à nous connaître. A connaître nos besoins, nos fonctionnements, nos qualités etc. A nous libérer de nos peurs, nos angoisses, nos blocages. A être serein quand on affronte nos difficultés. A oser. Et donc à aller de plus en plus vers une vie qui fait sens pour nous.

Nous allons citer quelques notions générales utiles à savoir:

L’ancrage, c’est prendre sa place en sécurité, c’est accepter complètement son incarnation, c’est accepter son corps. Avoir un bon ancrage permet de prendre des bonnes décisions, de s’adapter aux changements, être responsable de son chemin de vie et ne pas rechercher une spiritualité qui ne sert qu’à se rassurer. C’est essentiellement cela que l’on travaille à l’étape deux.

L’alignement, c’est quand l’harmonie s’installe entre le discernement, la compassion et la force. On peut relier ça aux trois Dantian en MTC.

Le centrage: c’est exprimer son pouvoir personnel avec justesse, c’est quand l’harmonie s’installe entre la personne et sa raison d’être.

L’Ikigai, est un concept japonais que l’on traduit par “Raison d’être”. On dit qu’une personne atteint son Ikigai quand dans sa vie elle pratique une activité:

  • Qu’elle aime
  • Où elle est doué
  • Dont le monde a besoin
  • Pour laquelle elle est rémunérée

dev perso mtc 2

Le but du développement personnel est de se rapprocher le plus possible de ces notions. Quand on y arrive, des sentiments de bien-être, de joie, d’accomplissement nous emplissent.

Ne soyez pas pressé. Les japonais recommandent d’atteindre le ikigai le plus tard possible. Le plus tard vous l’atteindrez, le mieux vous le savourerez !

Etape 4 – La spiritualité

Je ne vais pas prétendre parler de spiritualité en profondeur. Je ne suis qu’au tout début de ce chemin. Néanmoins il y a des choses importantes à savoir que je vais vous partager.

La spiritualité est un processus. Un processus qui a déjà commencé ! Nous cherchons, tous, quelque chose de plus. Vous voulez être riche ? Avoir une belle maison ? Monter les échelons de votre entreprise ? Ce sont des processus spirituels. Mal orientés et inconscients. Mais ce sont bien des processus spirituels.

Le chemin consiste à trouver son processus spirituel conscient et bien orienté.

Personnellement, j’ai été élève au collège et lycée Lacordaire à Marseille. Un établissement que j’ai beaucoup aimé, mais qui était un établissement Catholique Dominicain. Je dis “mais” car à l’époque j’étais hermétique à toute question religieuse. Je dis “hermétique” mais pas complètement. Un jour, un prêtre, en cours de catéchisme, avait réussi à me faire ressentir de la culpabilité à ne pas aller à la messe le Dimanche ( j’avais 14 ans). Et d’une manière particulièrement manipulatoire. Quand j’en ai pris conscience deux jours après, pour moi la religion était devenue synonyme d’endoctrinement de masse.

Aujourd’hui, avec mon recul, mon avis est devenu plus modéré, cherchant moi-même à aller dans un processus spirituel. Je comprends que ce prêtre avait développé une spiritualité malsaine accompagnée d’un besoin de “convertir” qui impliquait un non-respect de la liberté de penser de chacun.

Notez que spiritualité et religion sont deux choses différentes. Vous pouvez entrer pleinement dans un processus spirituel profond avec ou sans religion. Le choix vous appartient.

A Lacordaire, j’ai reçu des enseignements de catéchisme. Comme tous les élèves, je n’ai jamais aimé aller à ces cours. Les seules fois où j’avais trouvé cela intéressant c’était quand j’étais en classe de 3ème. Les cours étaient assurés par un diacre qui s’appelait Michel, et dont l’objectif était de faire réfléchir les élèves sur divers sujets humains. Ce n’était qu’à la fin du cours qu’il nous donnait la vision du catholicisme sur le sujet. Je trouvais cette approche plus intéressante et surtout plus respectueuse de chacun. L’année suivante, il avait quitté l’établissement. Les rumeurs, entre élèves, racontaient que la raison en était justement ces cours trop “light”.

Pour moi le problème est justement là. C’est l’enseignement ! Les enseignements religieux s’apparentent davantage à un “Tais-toi et crois” qu’à un véritable enseignement spirituel. Pourtant je suis convaincu qu’il est possible de construire des choses vraiment très intéressantes.

A un niveau, d’un côté, le processus spirituel veut dire “Devenir comme une montagne” Stable, immobile. Parce que ce n’est que quand quelqu’un a une base très stable

que de nombreuses choses peuvent être faites. L’exubérance de la vie n’est possible que s’il y a une stabilité absolue

autrement l’exubérance conduira à la folie. […] Parce que sans stabilité, il ne peut y avoir de danse.6

Sadhguru

Développer sa spiritualité c’est comme faire grandir un arbre. C’est votre arbre. Vous en prenez soin, vous le faites fleurir. Les fleurs sont magnifiques, d’une couleur éclatante. Votre spiritualité est belle. Et puis un gros coup de vent vient coucher votre arbre. Il s’écroule et s’arrache de la terre. Les fleurs pourrissent et retournent à la terre.

Les arbres ayant les racines plus profondes sont ceux qui poussent le plus haut. Votre arbre n’a pas eu de temps de pousser haut et les fleurs n’ont pas eu le temps de se transformer en fruits. Vous n’avez pas pris le temps de développer vos racines profondément.

“A” Oui – c’est là que vous commencez, “A” Ne commencez pas par “Z”, “A” Vous devez commencer par “A”. […]

Vous ne pouvez commencer que de là où vous êtes. Vous ne pouvez pas commencer ailleurs.

N’essayez pas de commencer où que ce soit; il n’y a rien à commencer. Ça a déjà… Il y a bien longtemps, ça a commencé. Vous essayez juste de l’accélérer, c’est tout.7 Sadhguru (parlant de la spiritualité)

Commencez par A ! Le travail de l’étape de deux c’est le A, puis le B puis le C. Ne cherchez pas à vous connecter à une “divinité” sans d’abord vous connecter à vous-même. La connaissance de soi est la clé de voûte d’une spiritualité saine.

Allez chercher en profondeur vos problèmes, vos conditionnements, vos blessures afin que ce ne soit pas eux qui tracent inconsciemment votre chemin spirituel.

Pour illustrer cela, je vais parler des méditations. Dans la plupart des religions, on y trouve des pratiques méditatives ayant divers objectifs. Disons les choses sans détour, un catholique en méditation peut voir et discuter avec Dieu. Avec Jésus. Ou même avec un ange. Un musulman en méditation peut voir et discuter avec le prophète Mahomet. Un boudhiste en méditation peut voir et discuter avec Siddhārtha Gautama. etc.

Et tout le monde a raison ! Alors comment expliquer cela ?

  • Une personne ayant une vision trop matérialiste dirait: L’entité que l’on voit et avec qui on discute n’est qu’une construction mentale. Une hallucination. Une production inconsciente comme dans un rêve. Il n’y a pas de “divinité”. Tout vient de l’esprit.
  • Une personne ayant une vision trop spirituelle pourrait dire: “J’ai discuté avec Dieu. C’était vraiment Dieu ! Et il m’a confié une mission ! Je dois tous vous convertir !”

La personne “trop matérialiste” aura une vision complètement fermée. Hermétique. Ne pourra s’ouvrir à quelconque spiritualité. Et donc ne pourra se connecter au monde qui l’entoure de manière profonde. Une personne “trop spirituelle” à l’inverse va confondre ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas.

La vérité n’est jamais dans un extrême. Quand on pratique une méditation, on entre en résonance avec le monde. Ce que l’on vit pendant ce moment est le résultat d’un mélange. Un mélange entre ce que l’on est et le monde autour de nous. Si je discute avec Dieu pendant ma méditation, ce n’est pas 100% Dieu mais la résonance entre mes propres croyances et ce que l’on pourrait qualifier de “Dieu” à l’extérieur. Et peut-être même que cela résonne avec d’autres choses.

Vivre des expériences mystiques de cet ordre et plus encore, fait partie du processus spirituel. Pour des personnes ayant des pratiques spirituelles profondes, le mystique est parfaitement tangible. Ils jouent avec. Et ils en retirent des enseignements de vie.8

Mais pour pouvoir tirer des enseignements d’expériences mystiques il est nécessaire d’avoir l’esprit clair de ce que l’on vit. De ne pas sur-interpréter. Et d’être ancré et stable. C’est pour ça qu’il faut apprendre à se connaître !

Un travail d’une complexité extrême. Il est tellement plus facile de se dire que tout vient de nous ! Ou que c’est vraiment Dieu qui m’est apparu !

Une expérience mystique

Je vous partage une de mes expériences mystiques. En médecine chinoise, Le Shen (que l’on traduit par Esprit) se divise en cinq formes (les “entités viscérales”):

  • Le shen: le psychisme
  • Le Hun: l’âme éthérée
  • Le Po: l’âme corporelle
  • Le Yi: La pensée, la mémoire
  • Le Zhi: la volonté

Des pratiques méditatives de rêves éveillés permettent d’aller à la rencontre de chaque entité. J’en ai fait une avec le Hun. Le Hun est ce qui se rapproche le plus de l’âme dans le sens occidentale du terme. On dit que le Hun voyage à travers le temps et l’espace, et c’est le seul qui survit après la mort.

J’ai donc fait un rêve éveillé lors d’une formation en Qigong où j’ai eu l’occasion de rencontrer et parler un peu avec mon Hun. Cette expérience m’a remuée et m’a fait beaucoup de bien. J’en ai retiré des enseignements que je garde pour moi.

Ce que j’ai vécu lors de cette méditation était la résonance de pleins de choses que je ne saurais complètement expliquer. J’en garde simplement une expérience de vie sans chercher à surinterpréter. Une étape dans mon processus spirituel.

Soi et le monde

Jusqu’à présent nous avons beaucoup parlé, pour ne pas dire toujours, parlé de soi et de travail sur soi. Passez par une grande étape “d’égoïsme salvateur” (comme aime le dire Jean Pelissier) est une obligation fondamentale. En revanche, une fois que vous êtes bien avancé sur le chemin de développement, et de spiritualité, l’humilité doit prendre sa place. Il est important de prendre conscience que nous ne sommes qu’un petit grain de sable dans l’univers.

Cela fait partie du processus, si votre ego prend de plus en plus de place, des problèmes vont apparaître. Au niveau du corps c’est la sphère rate/pancréas qui en souffrira.

Ne confondez pas votre pouvoir personnel avec le pouvoir “divin”. Ce que vous accomplirez dans votre vie, c’est une énergie (que vous pouvez qualifier de divine si vous voulez) qui vous traverse et qui produit tout.

Selon le Dzogchen (la plus haute pratique spirituelle du bouddhisme Tibétain) tout ce que nous accomplissions, les autres et les générations futurs en bénéficient. Ainsi la Compassion est au centre de cette pratique d’éveil spirituelle.

Tout le travail de développement personnel que nous faisons va influer sur notre entourage de manière consciente, inconsciente, physique, émotionnelle et énergétique.

Je l’ai expérimenté personnellement, en voyant des membres de ma famille aller vers la médecine chinoise et la médecine ayurvédique simplement en regardant ce que je fais. Ils ont attrapé mon virus ! Je ne leur ai pas transmis le virus, c’est simplement venu à eux.

Conclusion

Vous êtes responsable de votre vie ! Responsable de ce que vous pensez et de tout ce qui vous arrive. Mais pas coupable ! Il est très important de ne pas confondre la responsabilité et la culpabilité. La culpabilité implique un jugement. La responsabilité implique une acceptation.

Ne vous jugez pas, acceptez tout ce qui vous est arrivé et tout ce que vous avez fait. Soyez bienveillant envers vous-même, aimez-vous, aimez les autres et prenez soin de vous 😉 !

Ressources