Le diabète en énergétique chinoise

Comment traiter le diabète en médecine traditionnelle chinoise

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Le diabète en énergétique chinoise

par

Acupression à Distance
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Introduction : 

En tant que praticienne « H. de B. minceur » depuis plus d’un an, je reçois de nombreuses personnes qui me consultent pour mincir. La méthode combine des recommandations alimentaires naturelles (aliments sains, simples et épices) et de la digitopression (protocole d’une quinzaine de points). En parallèle de leur excès de poids souvent importants, chacun de ces « curistes » a à « supporter » différentes pathologies : hypertension, constipation, jambes lourdes, tendinites, insomnie, côlon irritable, thyroïdite …. 

D’autre part, j’ai acquis depuis quelques semaines davantage d’expériences et de connaissances dans l’énergétique chinoise grâce à la formation Acupression et bases de Qi Gong Tuina et je propose à ces clients de les accompagner plus loin que dans leur demande de mincir. A la suite d’un bilan énergétique, je leur propose des séances adaptées d’acupression. 

Dans ce contexte, mon intention est de tenter de :

  • Libérer des blocages, des nœuds qui pourraient être installées dans leur corps 
  • D’améliorer leurs différentes pathologies 
  • Et surtout de les aider à retrouver leur autonomie, une vie plus équilibrée et plus saine pour qu’ils se sentent bien dans leur corps et dans leur tête. 

Et récemment j’ai reçu des personnes diabétiques. Ne sachant pas comment les aider, j’ai réalisé des recherches que j’ai souhaité partager.

Le Diabète en quelques chiffres rapidement : selon l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS), aujourd’hui plus de 420 millions de personnes sont atteintes de diabète dans le monde (sur une population de 8 milliards d’habitants sur terre, cela représente 5,25% !) et selon les estimations, ce nombre devrait encore augmenter ! 

En France, plus de 3,5 millions de personnes sont traitées par médicament pour un diabète en 2020, soit 5,3% de la population.  

Malheureusement aussi, les accès au soin dans le monde sont inégaux et ces déficiences ont été renforcées par la période de la pandémie de COVID-19 qui a mis en évidence la fragilité de certains systèmes de santé.

Les causes du diabète sont en grande partie dues à l’obésité/le surpoids, l’inactivité physique, une alimentation déséquilibrée et une consommation excessive de produits industrialisés contenant (entre autres) beaucoup de sucre, parfois aussi à des facteurs génétiques (antécédents familiaux), aux soucis, au mode de vie hyperactif dans certaines grandes villes…

Quant aux conséquences sur la santé : avec le temps, le diabète peut entraîner des lésions cardiaques, vasculaires, oculaires, rénales et nerveuses.

  • Chez l’adulte, le diabète multiplie par deux ou par trois le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral.
  • Associée à une diminution du débit sanguin, la neuropathie (les lésions nerveuses) qui touche les pieds augmente la probabilité d’apparition d’ulcères, d’infection et, au bout du compte, d’amputation.
  • La rétinopathie (atteintes des yeux) diabétique, qui est une cause importante de cécité, survient par suite des lésions des petits vaisseaux sanguins de la rétine. Le diabète est à l’origine de 2,6 % des cas de cécité dans le monde.
  • Le diabète est l’une des principales causes d’insuffisance rénale.

Essayons maintenant de comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans le corps.

Le Diabète vu par la médecine occidentale

Les aliments sont composés de lipides (graisses), protéines (protéines animales ou végétales) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, ils passent dans l’intestin (une partie du tube digestif) puis rejoignent la circulation sanguine.

Dans notre cas, nous allons nous intéresser aux glucides : quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, ces glucides sont alors transformés essentiellement en glucose

Intervient alors le pancréas (organe situé dans l’abdomen, derrière l’estomac) qui a 2 fonctions : la sécrétion de sucs digestifs pour la digestion et la sécrétion de l’insuline pour la régulation de la glycémie. Dans notre cas, il va donc détecter l’augmentation du taux de sucre dans le sang => la glycémie

Le pancréas donc sécrète et synthétise l’insuline (cellules bêta), l’hormone régulatrice de cette glycémie. L’insuline fonctionne comme une clé, elle permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : dans les muscles, dans les tissus adipeux et dans le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le glucose diminue alors dans le sang.

Le pancréas sécrète aussi le glucagon (cellules alpha α), autre hormone dont la fonction est d’augmenter la glycémie, c’est-à-dire le taux de sucre dans le sang. 

C’est l’équilibre de ces hormones qui permet de maintenir la glycémie stable dans le corps. En cas de diabète, ce système de régulation ne fonctionne pas.

En résumé, le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. 

Tous les traitements du diabète en médecine occidentale visent à compenser le déficit en insuline dans les formes du diabète dit « insulinodépendant » (diabète de type 1) ou à restaurer la capacité des cellules de l’organisme à absorber le glucose en réponse à la présence d’insuline (cas des diabètes de type 2, dits « non-insulinodépendants »). 

Pour détecter un diabète, le patient devra effectuer des analyses de sang à jeun qui indiqueront le gramme de glucose par litre de sang, c’est-à-dire sa glycémie

Si Inférieur à 0,7g/L de sang => le patient est en Hypoglycémie

Si entre 0,7 et 1 g/L de sang => la Glycémie du patient est normale

Si entre 1 et 1,25g/L de sang => le patient est en Hyperglycémie modérée  

Et si supérieur à 1,26g/L de sang => le patient est diagnostiqué Diabétique

Il existe donc différents types de diabète : 

La classification du diabète (sucré) faite en 1997 par l’OMS est la suivante : 

  • Diabète de type I : autrefois appelé diabète insulino-dépendant ou juvénile, se caractérise par une production insuffisante d’insuline, laquelle doit être administrée quotidiennement (le traitement). 

La cause du diabète de type 1 n’est pas connue et, en l’état des connaissances actuelles, il est impossible de le prévenir.

Les symptômes peuvent apparaître brutalement et sont les suivants : excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue. 

  • Diabète de type II : autrefois appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité, résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme comme vu ci-dessus

La cause : il provient en grande partie d’une surcharge pondérale et d’un manque d’activité physique. C’est aujourd’hui la forme la plus fréquente et représente près de 90% des cas de diabète. En règle générale, il se développe à l’âge adulte et son risque d’apparition augmente avec l’âge.

Les symptômes peuvent être similaires à ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

La médecine occidentale recommande aux diabétiques un régime alimentaire sain, une activité physique régulière, des médicaments, un dépistage régulier (principalement analyse de sang, contrôle de la glycémie).  

  • D’autres types spécifiques de diabète comme le diabète gestationnel : il se caractérise par la survenue, au cours de la grossesse, d’une hyperglycémie, c’est-à-dire d’une élévation de la concentration de glucose dans le sang au-dessus des valeurs normales, mais à des valeurs inférieures à celles conduisant à poser le diagnostic de diabète.

Les femmes atteintes de diabète gestationnel ont un risque accru de complications pendant la grossesse et à l’accouchement. Leur risque, ainsi que celui de leur enfant, d’avoir un diabète de type 2 à un stade ultérieur de leur vie augmente également.

Il est très souvent diagnostiqué au cours du dépistage prénatal et non pas en raison de la survenue de symptômes.

Le Diabète vu par la médecine traditionnelle chinoise

La Médecine Traditionnelle Chinoise va aborder cette pathologie de manière différente. 

Lors d’une consultation avec un patient atteint de diabète, le praticien en énergétique chinoise n’aura pas recours aux analyses de sang ou autres examens établis par la médecine occidentale pour aider ce patient. Ce qui va l’intéresser c’est le corps dans sa globalité, l’état de ce dernier au moment de l’entretien. Le praticien va tenir compte aussi de l’environnement personnel et professionnel du patient, il va l’interroger, l’ausculter, observer entre autres son visage, son attitude… puis palper certains points de son corps pour ensuite établir un bilan énergétique (diagnostic) selon les 8 principes Surface-Profondeur, Froid-Chaleur, Vide-Plénitude et Yin-Yang et ainsi il pourra choisir un traitement adapté.

Au cours de l’histoire de la médecine traditionnelle chinoise, on retrouve des descriptions du diabète dans les grands ouvrages. 

Huangdi Nei Jing (黄帝内经) ou Classique interne de l’empereur Jaune (400 av. J.C) décrit longuement le diabète et observe avec pertinence « qu’un patient qui souffre du diabète a certainement l’habitude de consommer beaucoup de sucreries et de graisses. » 

Les connaissances vont évoluer au cours des différentes dynasties et surtout lors de la dynastie Tang (589-907). En effet, de nouveaux symptômes sont décrits et, pour la première fois, on parle de l’importance de la diététique : « Chez ceux qui adoptent un régime alimentaire correct, la maladie peut s’améliorer sans préparation médicinale ou d’autres traitements. A défaut, la meilleure thérapeutique ne pourra les guérir. Il faut y songer et veiller à ce point. »

La dynastie Song (à partir de 960) marque un nouveau tournant dans l’évolution des connaissances sur le diabète : en effet le médecin WANG HUAI met en avant la notion de différents types de diabètes, 

« Voici les trois consomptions (amaigrissement et dépérissement,) ou diabètes : 

  • Celui du Foyer Supérieur ou Diabète de la soif (XIAO KE) ou encore diabète supérieur (SHANG XIAO), en lien avec les poumons. Quand un sujet boit beaucoup, soif excessive mais urine peu, c’est le diabète de la soif. 
  • Analyse des symptômes : Soif excessive = chaleur/plénitude 

             Urines peu fréquentes = vide de yin du rein

  • Celui du Foyer Central (XIAO ZHONG) ou Diabète médian (ZHONG XIAO), en lien avec la rate et l’estomac. Quand il mange beaucoup, faim excessive mais qu’il boit peu et que ses urines sont peu abondantes et jaunes, c’est le diabète du centre 
  • Analyse des symptômes : Affamé, mange beaucoup = chaleur à l’estomac 

Urines peu abondantes et jaunes = vide de yin du rein + chaleur

  • Celui du Foyer Inférieur (XIAO SHEN) ou Diabète inférieur (XIA XIAO) en lien avec les reins. Quand il urine abondamment, mictions fréquentes aussitôt après avoir bu, que l’urine est sucrée et laiteuse et qu’il se produit un amaigrissement des membres inférieurs, c’est le diabète des reins 
  • Analyse des symptômes : Mictions fréquentes et abondantes = vide de Qi du Rein

Amaigrissement = profil pauvre en Yin

Aujourd’hui, on a synthétisé toutes ces connaissances et on parle donc de XIAO KE qui signifie diabète dans la Médecine Traditionnelle Chinoise. 

XIAO signifie amaigrissement et 

Ke signifie soif importante. 

On remarque que la pathologie du diabète peut avoir différentes origines. C’est une pathologie complexe et le praticien va jouer un rôle important dans le diagnostic ; il aura pour objectif de réunir les différents symptômes et de caractériser le bon diabète pour choisir un traitement efficace. Probablement que tous les organes sont touchés, mais ceux qui seront au centre de la maladie sont donc les Poumons, la Rate et particulièrement les Reins. 

Le Canon de l’Interne de l’empereur jaune stipule ce qui suit : « Pour que les pervers envahissent, le Qi doit être déficient. »

Les canaux d’énergie sont bouchés, causant aussi une stagnation ou un épaississement du sang. Finalement, la « chaleur toxique » est produite. Ce qui consume les fluides des organes vitaux provoque un dysfonctionnement et un désordre entre les 3 organes centraux.

Quelles sont les relations entre ces 3 organes et le diabète ? 

  • Avec le Poumon : le Poumon est le métal dans le système des cinq éléments. Il est situé au foyer supérieur appelé aussi la vapeur ou la brume. Son rôle est de régir la distribution de l’eau et de la faire circuler dans l’organisme, il est la source supérieure de l’eau. Quand il est atteint par un syndrome de Chaleur, sa fonction est détériorée et les Liquides Organiques sont expulsés vers le bas et éliminés. 

On a donc une polyurie (sécrétion excessive d’urine), une polydipsie (besoin exagéré de boire). 

  • Avec la Rate/Estomac : la rate et l’estomac sont en lien avec la terre dans le système des cinq éléments et sont situés dans le foyer moyen, appelé aussi la mare boueuse. La rate s’occupe de la transformation et du transport des nutriments et des liquides organiques dans le corps, elle envoie le pur au foyer supérieur (vers le poumon) et le trouble au foyer inférieur (vers le rein). Avec une nutrition de mauvaise qualité, la rate souffre souvent de «vide» : elle va alors produire trop de mucosités dans le corps. Les mucosités sont de nature «collantes» et vont donc stagner dans le corps. La rate en déficience est responsable de surpoids et fatigue mais aussi d’émaciation, d’atrophie musculaire et de progression de la maladie elle-même.

L’Estomac lui, va fermenter les aliments, c’est la Mer des aliments. La Rate et l’Estomac ont une action complémentaire. Cependant quand la sécheresse/chaleur est présente dans l’organisme, l’Estomac et la Rate sont blessés ce qui engendre une déficience du Yin et une descente de l’essence des aliments vers le bas et donc son élimination.

Le Pancréas qui est mentionné en médecine occidentale comme étant à l’origine du diabète, est rattaché aux fonctions de la Rate (Organe Yin) et forme un couple (au niveau énergétique) avec l’estomac (organe yang) en MTC.

La rate conserve le doux et à l’inverse un excès de saveur sucrée est préjudiciable et produira une glycémie élevée, une prise de poids, un gonflement….

  • Avec les Reins (et la Vessie son entraille associée) : Les Reins sont en lien avec l’eau dans le système des cinq éléments et sont surement les organes les plus importants dans la Médecine Traditionnelle Chinoise. Le rein régit le Yin et le Yang dans tout le corps. Le rein est la source du Yin originel et la racine du Yang Originel. Le Rein a pour fonction le stockage de l’essence dans les différents organes. Il régit la régulation des mictions, fournit à la vessie l’énergie pour qu’elle puisse séparer et excréter l’urine. Le rein est aussi la porte de l’estomac dans l’approvisionnement en liquides et dans leur excrétion.

Dans le diabète, on va observer une déficience du Yin des Reins en lien avec des urines fréquentes et abondantes.

Dans cette maladie, on observe un cercle vicieux ; l’épuisement de l’eau va provoquer une chaleur qui elle-même évapore l’eau. Cette relation Chaleur/Eau place le diabète comme une pathologie chronique et instable avec de nombreuses complications sur du long terme. 

Il faut savoir aussi que ces trois symptômes sont présents dans les trois diabètes mais à des niveaux différents. Un symptôme va donc prendre le dessus et il va permettre au praticien de diagnostiquer le type de diabète. Cependant ces notions restent théoriques et de multiples situations peuvent se présenter, le praticien doit alors s’adapter à chaque patient. Il va devoir établir un diagnostic précis, relevé chaque symptôme mais aussi prendre en compte les différentes complications.

Le traitement en MTC aura pour objectif de :

  • Rafraichir la chaleur, 
  • Disperser le feu, 
  • Nourrir le yin, 
  • Régénérer les liquides

1. Diabète du foyer supérieur : Poumon : parmi les manifestations générales, le patient présente surtout de la soif, à cause d’une chaleur vide du poumon. 

Principe de traitement : Tonifier le Yin du Poumon, nourrir les liquides et éliminer la chaleur

Traitement : 

13V : Point Shu du Poumon/ Tonifie le Qi et nourrit le yin du poumon. Fait descendre et diffuse le Qi du Poumon. Elimine la chaleur du Poumon

9P : Tonifie le poumon et transforme les glaires. Favorise la fonction de descente du poumon.

10P : Chasse la chaleur du Poumon. Fait descendre le QI rebelle. Harmonise l’estomac et le cœur (fait descendre !)

43V : Tonifie et nourrit le poumon, le cœur, le rein, la rate et l’estomac. Nourrit le Yin et élimine la chaleur. Entretient le Qi originel. 

6Rn : Mer du Qi – Nourrit le Yin. Régule le Qi et harmonise le sang

4Rn : Point Tonifiant, Fortifie le Qi originel et a des effets bénéfiques sur l’essence (Jing). Tonifie et nourrit le rein. Réchauffe et fortifie la rate.

6Rte : Elimine l’Humidité, régule les mictions. Harmonise le foie et tonifie le rein

2. Diabète du foyer moyen : Rate-Estomac : dans ce cas, parmi les autres manifestations cliniques, c’est surtout l’appétit excessif qui domine, à cause d’une chaleur vide de l’estomac. 

Principe de traitement : Nourrir le Yin de l’Estomac et des liquides

Traitement : 

12RM : Harmonise le réchauffeur moyen et fait descendre la rébellion. Tonifie l’estomac et fortifie la rate.

36 E : Harmonise l’estomac. Fortifie la rate et élimine l’humidité. Conforte le Qi correct et renforce le Qi originel. Tonifie le Qi et nourrit le Sang et le Yin. 

25 E : Régule la rate et l’estomac. Elimine l’humidité et la chaleur-humidité. Régule le Qi et le sang et élimine la stagnation

3Rte : Tonifie la rate et élimine l’humidité et la chaleur-humidité. Harmonise la rate et l’estomac. Régule le Qi.

6Rte : Tonifie la Rate et l’estomac. Elimine l’Humidité, régule les mictions. Harmonise le foie et tonifie le rein. Tonifie le sang.

44 E : Elimine la chaleur du méridien de l’Estomac et élimine la Chaleur-Humidité

3Rn : Nourrit le Yin du Rein et élimine la chaleur vide (chaleur liée au vide de yin du rein).

3. Diabète du foyer inférieur : Rein : le patient présente surtout des urines fréquentes et troubles, à cause du vide de Yin du rein. 

Principe de traitement : Nourrir le Yin du Rein.

Traitement : 

23V : Point Shu des Reins : Tonifie le Rein & fortifie le Yang. Effets bénéfiques sur l’Essence. Nourrit le yin du rein. Raffermit le Qi du rein. Régule la voie des eaux et a des effets bénéfiques sur les mictions. A des effets bénéfiques et le réchauffe.

3Rn : Nourrit le Yin du Rein et élimine la chaleur vide (chaleur liée au vide de yin du rein).

6Rn : Nourrit le rein et élimine la chaleur vide. Régule le vaisseau Yin de la Motilité. Régule le réchauffeur inférieur.

6Rte : Harmonise le foie et tonifie le Rein. Harmonise le réchauffeur inférieur. Tonifie le sang.

4RM : Fortifie le Qi originel et a des effets bénéfiques sur l’essence (Jing). Tonifie et nourrit le rein. Réchauffe et fortifie la rate. Régule le réchauffeur inférieur, a des effets bénéfiques sur la vessie

6RM : Entretient le QI originel. Tonifie le QI. Tonifie le rein. Régule le Qi et harmonise le sang.

Quand la maladie devient chronique ou, après une longue période de traitements chimiques tel que l’insuline entre autres, le Zheng Qi (énergie vraie) du sujet est en vide, les signes de chaleur vide disparaissent. 

Ainsi, pour renforcer la globalité du corps du patient, son énergie corporelle, le praticien pourra le traiter par les points suivants : 

– Les points source YUAN

– Combinaison de points : 17V et 19V : Tonifie fortement le Qi et le sang

4RM : Fortifie le Qi originel et a des effets bénéfiques sur l’essence (Jing). Tonifie et nourrit le rein. Réchauffe et fortifie la rate. Régule le réchauffeur inférieur, a des effets bénéfiques sur la vessie

5RM : Active la circulation dans les voix des eaux et a des effets bénéfiques sur celles-ci. Régule le Qi et soulage la douleur. Régule l’utérus.

6RM : point de tonification du Qi en général. Entretient le QI originel. Tonifie le QI. Tonifie le rein. Régule le Qi et harmonise le sang.

-Le point Ming Men, 4DM : Elimine la chaleur. Régule le vaisseau gouverneur, le DM. Tonifie le rein. A des effets bénéfiques sur la colonne lombaire. Réchauffe le feu Ming Men. Elimine la chaleur pathogène. Réchauffe la rate et l’estomac pour aider à la digestion. 

En cas de vide de Qi et vide de sang :

Traitement :

20V : Point Shu de la rate : Tonifie le Qi et le yang de la Rate. Elimine humidité. Fait monter le Qi de la Rate et retient le sang. Régule et harmonise le Qi du réchauffeur moyen.

6Rte : Tonifie le sang

10Rte : Point très important pour le Sang ! Redonne de la vigueur au sang et disperse les stases. Rafraichit le sang.

36 E : Harmonise l’estomac. Fortifie la rate et élimine l’humidité. Conforte le Qi correct et renforce le Qi originel. Tonifie le Qi et nourrit le Sang et le Yin.

3Rn : Ancre le Qi et a des effets bénéfiques sur le poumon (qui ancre son énergie dans le Rein).

Conclusion :

Les essais cliniques ont montré que l’acupression (ou acupuncture) en complément des traitements anti-diabétiques conventionnels peut améliorer considérablement un certain nombre de troubles et/ou de complications associés. 

Ajouté à ces traitements d’acupression, des mesures simples sont recommandées pour prévenir, retarder le diabète (surtout celui de type 2) et ses complications simplement en modifiant son mode de vie. 

Quelles sont ces mesures ?

  • Parvenir à un poids normal et ne pas grossir ;
  • Faire une activité physique – au moins 30 minutes par jour d’activité régulière d’intensité modérée telle que de la marche, du vélo, de la natation… L’idée est donc de ne pas faire travailler de manière trop renforcée le cardio qui pourrait appeler à une surconsommation d’aliments pour combler la perte de calories.
  • Pratiquer aussi le Qi Gong car cette pratique physique a une action globale : il régule le Qi, le Shen et le Jing. Accompagné d’exercices respiratoires, cela procure une bonne oxygénation de la tête et une souplesse de la cage thoracique et du dos. Ainsi, les pensées sont claires, l’énergie est positive et le corps est confortable et retrouve son équilibre.
  • Avoir un bon équilibre émotionnel : c’est-à-dire exprimer ses émotions ressenties (positives ou négatives) pour permettre la circulation, l’interaction entre les hommes et leur environnement et ainsi mettre l’énergie en mouvement : l’écologie globale est ainsi respectée. A contrario, les émotions refoulées peuvent être à l’origine de perturbations de notre équilibre interne et altérer la circulation du Qi, l’équilibre des organes internes (le foie en particulier) et l’harmonie entre le Qi et le Sang. 
  • Avoir un bon équilibre alimentaire, c’est-à-dire sain, éviter le sucre et les graisses saturées ; Il est recommandé de privilégier les produits frais ainsi que les fruits et légumes de saison. Les aliments des circuits courts sont meilleurs aussi pour la consommation et pour l’environnement. Éviter tant que possible les produits reconstitués (industrialisés). 
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Un corps bien nourrit et apaisé permet d’avoir un sommeil réparateur. Une méditation avant de dormir ou un automassage aideront aussi à apporter de la sérénité au corps. Il sera primordial d’éteindre toute source de communication anxiogène.

  • S’abstenir de fumer – fumer augmente le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Une autre alternative pourra être la pharmacopée et la diététique chinoise pour soulager le patient dans le traitement du diabète.

Finalement en parallèle des traitements conseillés par la médecine occidentale, on recommandera aux patients de consulter un praticien d’énergétique chinoise régulièrement pour :

  • Soit prévenir la maladie – la prévention est une notion primordiale en Médecine Traditionnelle Chinoise  
  • Soit l’aider, l’accompagner, le soulager dans les traitements importants et veiller à ce que la maladie stagne, voir régresse plutôt qu’elle accroit vers des troubles plus importants comme vus ci-dessus.

Sources : 

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