La Théorie des Signatures – 1ère partie

Forme et usage des plantes médicinales

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La Théorie des Signatures – 1ère partie

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1 – Présentation générale

La Loi des Signatures, souvent appelée « théorie des Signatures », part du postulat que la forme des plantes (mais aussi leur couleur, leur odeur ou leur écologie) indique les organes et zones du corps ou elles agissent. Par exemple, une plante dont la tige a une forme rappelant celle de la colonne vertébrale, comme la prêle des champs (voir photo ci-contre), aurait des vertus thérapeutiques à l’égard de cette dernière. Or, la prêle des champs est effectivement une plante reminéralisante.

La loi des Signatures repose donc sur le principe « Similia Similibus Curatur », qui signifie « Les semblables soignent les semblables ».

Cette loi fut à la base de la médecine durant des siècles, probablement depuis l’aube des civilisations. Elle a fortement influencé la science moderne avant de tomber dans l’oubli il y a à peine deux à trois siècles.

Elle se retrouve de façon étonnamment similaire dans la plupart des cultures, de l’Europe à la Chine, en passant par l’Amérique précolombienne, la culture Bambara au Mali, et sans doute bien d’autres sur lesquelles je n’ai pas trouvé de documentation. Même si ce mémoire est plus centré sur notre culture européenne (car c’est des plantes des Alpes Maritimes dont il s’agit), je citerai à l’occasion certaines de ces sources cosmopolites, qui, chacune à leur façon, développent ce même principe de « Similia Similibus Curatur ».

Ce thème porte, j’ai pu le constater, une inégalable efficacité au niveau pédagogique. Il s’agissait d’expliquer les plantes à des néophytes, enfants comme adultes, en partant de leur forme et de l’utilisation qui en découle. C’est un moyen ludique, imagé et très accessible de transmettre des connaissances botaniques parfois complexes ou rébarbatives.

J’étais alors loin de me douter de la profondeur de cette théorie. En l’approfondissant, j’ai découvert un monde de richesses philosophiques autant que techniques.

Philosophiques d’abord, car étudier cette théorie revient à plonger dans une autre pensée, plus analogique qu’analytique, qui a été le support de toutes les connaissances médicales jusqu’à la renaissance en Europe, et qui reste dans beaucoup de régions du monde le principal système de pensée.

Techniques ensuite, car la théorie des signatures m’a donné un biais pour entrer dans la phytothérapie traditionnelle et découvrir les propriétés thérapeutiques de nombre de plantes de nos montagnes, qu’elles soient utilisées dans l’industrie pharmaceutique ou comme simples « remèdes de bonne fame1 ».

Mise en garde

Ce thème m’amènera immanquable à évoquer les applications thérapeutiques de nombre de plantes. J’essayerai, pour donner un intérêt concret à cette recherche, de mentionner les modes d’obtention et posologies traditionnels. Mais ces données doivent rester informatives. Elles ne peuvent en aucun cas constituer la base d’une médication, ni même d’une auto-médication. D’une part à cause du danger pour l’organisme que constitue toute substance efficace si elle est mal dosée ou prise mal à propos. D’autre part, parce que toute prescription est la prérogative du docteur en médecine2, et ne saurait donc être effectuée par un non-médecin.

Je ne saurais donc être tenu responsable des conséquences de la mise en application du contenu de cet article.

Un bref historique

On présente généralement trois hypothèses quant à la façon dont les propriétés des plantes ont été découvertes : l’observation du comportement des animaux, la consommation accidentelle, et la révélation divine. Les deux premières, sans doute à l’origine de la découverte de certains remèdes, n’ont pas de lien direct avec la loi des Signatures. En revanche, l’hypothèse de la révélation divine fut longtemps considérée comme le fondement de la loi des Signatures.

Dans la plupart des cultures, on retrouve en effet l’idée que c’est Dieu qui a créé les remèdes3. Dans cette vision créationniste, l’homme va tout simplement chercher des plantes présentant des signes lui indiquant ce qu’elles traitent. Dans une conception non divine, on va expliquer les signatures par l’organisation harmonieuse et cohérente de la nature, mais le raisonnement est toujours le même.

En Europe, la loi des Signatures était sans doute pratiquée depuis la nuit des temps dans la médecine populaire, mais durant tout le moyen-âge, elle fut ignorée de la médecine « savante », qui s’appuyait plutôt sur les textes des anciens : Aristote, Platon, Pline, Avicenne. C’est au XVIème siècle que la loi des Signatures va acquérir ses lettres de noblesse, car c’est à cette époque que les Alchimistes l’intègrent à leurs théories et vont tenter de la systématiser. Contrairement à l’idée qu’on se fait de cette théorie « superstitieuse », historiquement, elle apparaît à la renaissance, et marque en fait un tournant où la médecine va se retourner vers l’observation et l’expérimentation, au lieu de se contenter d’étudier les ouvrages anciens (Grecs, Latins et Arabes). A cette époque, pour la première fois, une théorie populaire est intégrée à la science dite officielle, et même enseignée à l’académie de

médecine. Simultanément, les langues vivantes (allemand, français, anglais, italien) commencent à remplacer le latin dans l’enseignement médical.

Comme le fait remarquer Eric Marié, « Il faut cependant faire une distinction entre l’Alchimie – dont les adeptes, pour préserver leurs arcanes de l’ambition et de la cupidité du vulgaire, ont transmis la pratique à travers un langage secret – et ses applications médicales (médecine spagyrique notamment) généralement plus abordables car plus difficiles à détourner du but louable d’aider l’humanité en souffrance »4

Gérard John, botaniste anglais, est très représentatif de cette période.

Gérard John (1545-1612)

Publié en 1597, l’herbier de Gerard est sans aucun doute l’un des plus populaires herbiers britanniques. Il répertorie plus de 2 000 plantes thérapeutiques ainsi que des plantes considérées comme magiques à l’époque. Il fut longtemps un ouvrage de référence, avant  que  des  critiques  ne  l’accusent  d’être  un

« botaniste imaginaire », notamment concernant sa description de « l’arbre de l’oie » et de « l’arbre de la bernache ».

Ce n’est que dans les années 1990 qu’Alan Cox, alors directeur du National Tropical Botanical Garden de Lawai (Hawaii), mena plusieurs années d’études qui lui permirent de réhabiliter ses travaux.

Gerard, en utilisant la Loi de Signatures, avait su prévoir, quatre siècles avant nous, les propriétés de nombreuses plantes médicinales, dont la Spirée 5 (contenant de l’aspirine), et les Digitalis (contenant de la digitaline).

Après les Alchimistes, ce furent les Astrologues qui utilisèrent la loi des Signatures pour faire, via les planètes, un lien entre les organes du corps et les plantes.

Ainsi par exemple, les plantes dont la fleur avait la couleur du soleil, comme le Tussilage, étaient utilisées pour traiter l’organe représenté par le soleil, à savoir le cœur. Ces liens furent à l’origine de la

« Iatromathématique » ou « médecine astrologique » à la renaissance.

Après avoir impulsé un renouveau scientifique à la renaissance, la loi des Signatures continua sous diverses formes.

Au XVIIIème siècle, Gœte écrit que dans la nature, il faut considérer les formes extérieures et tangibles comme étant les indicateurs des propriétés des parties intérieures, invisibles. Aujourd’hui, c’est d’abord l’ethnomédecine qui recherche dans les savoirs des sociétés dites primitives des plantes capables de soigner nos maux.

En parallèle, la science des formes prend un réel essor dans les mathématiques, la chimie, la physique et la biologie. En observant que les formes de certains mollusques sont les mêmes que celles de certaines fleurs et de certaines galaxies, ou encore que la croissance des structures cristallines suit les mêmes étapes que le développent embryonnaire, les savants recherchent les règles universelles qui pourraient être à l’origine de ces formes.

Cette science des formes, encore à ses balbutiements, serait-elle la future héritière de la loi des signatures qui a accompagné la renaissance en Europe ?

2- Comprendre les signes

On pourrait globalement distingues 2 types des signatures : des signatures intrinsèques liées aux caractéristiques propres de la plante, et des signatures extrinsèques, liées à l’écologie (conditions d’habitat) de la plante.

Les signatures intrasèques

Selon les Bambara du Soudan6 « La tête correspond à la couronne des arbres et au sommet des autres plantes. Le tronc, au tronc des arbres et à la tige des plantes herbacées et arbustives. Les pieds sont assimilés à la racine. L’écorce correspond à la peau du corps humain. Les fleurs à l’appareil génital et par extension, au sang menstruel. Les fruits sont comparés aux enfants ».

Ainsi, les feuilles traitent les affections de la tête, l’écorce, les maladies du tronc. Les racines traitent les troubles des membres, mais doivent aussi s’attaquer aux racines mêmes de la maladie.

Les guis, concentrant en eux toute la vertu curative de la plante sur laquelle ils poussent, sont réputés extrêmement puissants.

Quelques exemples, issus des travaux de Giambattista Della Porta7 :

a – les racines

Etant de formes très variées, elles permirent de trouver des remèdes à de nombreux maux :

  • Racines charnues : rendent les hommes charnus – ex. Betterave, Rave, Navet.
  • Racines noueuses ou digitées : traitent les doigts enflés ou endoloris des goutteux.
  • Racines renflées en petits bulbes : traitent les hémorroïdes.
  • Racines ressemblant à des dents : odontalgique.
  • Racines en forme de corde : traitent les affections du cœur – ex. Valériane Rouge.
  • Racines chargées d’écailles : traitent les affections rendant la peau squameuse, comme la gale
    • ex. bulbe de Lys.
  • La racine de certaines gentianes se sectionne comme un os ; elle a donc été utilisée pour les membres fracturés ou blessés.

b – la tige

Les tiges sont moins diversifiées dans leur morphologie, il y a néanmoins un certain nombre de signatures :

  • Tiges noueuses : efficaces contre la goutte – ex. vigne, houblon.
  • Tiges creuses et fistuleuses : traitent les maladies des artères et vaisseaux.
  • Troncs rejetant facilement l’écorce : traitent les maladies de peau – ex. Cerisier, Sapin, Platane.

c – les feuilles

  • Feuilles en forme de pied : traitent les maladies de pied – ex. Plantain.
  • Feuillent ressemblant aux poumons : traitent les pathologies pulmonaires – ex. Pulmonaire.
  • Feuilles cordiformes : traitent les problèmes cardiaques – ex. Agripaume.
  • Feuilles présentant des grumeaux : traitent les varices.
  • Feuilles dont la texture rappelle celle de la peau (pores) : traitent les blessures et problèmes cutanés – ex. Millepertuis.
  • L’analogie entre le chou et la tête du corps humain fit conseiller le chou en cas de migraines.

d – les feurs

La multiplicité de leurs couleurs est à l’origine de nombreuses signatures.

Par exemple, certaines fleurs jaunes furent souvent préconisées pour traiter la jaunisse, comme le pissenlit, et, en Chine, la fleur de Gardénia jaune.

e – les fruits

Ils sont très variés, et de nombreuses signatures sont issues de leurs formes.

Par exemple, la Figue de Barbarie est utilisée au Mexique pour traiter les tumeurs, en raison de la similitude de formes.

En Amérique du Sud, l’Avocat est souvent utilisé pour soigner les hémorroïdes.

2 – Les signatures intrasèques

Ici, la plante est considérée en fonction de son mode de vie, qui fut interprété comme un signe de ses propriétés et vertus. Par exemple, le saule, croissant dans les zones marécageuses et humides, était censé avoir une action sur les maladies dues au froid ou à l’humidité. Cette signature du saule est à l’origine de la découverte de l’aspirine : c’est de l’écorce du saule qu’on a extrait l’acide salicylique8.

3 – Une particularité : Les plantes adaptogènes

Il s’agit de plantes améliorant la capacité de l’organisme à s’adapter. Elles seraient donc indiquées dans toutes les situations, car elles augmentent la résistance de l’organisme quel que soit le facteur de stress, ralentissent le vieillissement, favorisent l’anabolisme cellulaire et moléculaire. Adaptogène est donc tout simplement un terme scientifique moderne pour désigner une panacée. Depuis 19779, de plus en plus de scientifiques s’intéressent à ce type de plantes.

La première idée pour rechercher une panacée était de trouver une plante ayant la forme du corps entier. En Europe, tous les regards se sont portés sur la Mandragore, plante magique par excellence, objet de toutes les superstitions, et à laquelle aucun pouvoir magique ne manquait. Mais ses propriétés médicinales n’ont jamais pu être prouvées, et il semble en fait que les anciens médecins aient surtout recherché une « racine à forme humaine », quelle que soit l’espèce botanique10.

« racine homme », justement à cause de la forme de sa racine. Il est déjà mentionné dans le Shennong Bencao Jing, « matière Médicale du Divin Laboureur », rédigé aux alentours de 100 av. J.C.

Racine de Ginseng

Aujourd’hui le Ginseng est souvent remplacé par la racine d’Astragale (Huang Qi – « Energie Jaune »), car le Ginseng, pour être efficace, doit être sauvage, et les prix pour une racine sauvage de forme intéressante s’élèvent couramment à plusieurs milliers d’euros (y compris en Chine).

Racine de Ginseng

Après les plantes à forme humaine, les anciens ont également cherché des plantes avec des griffes, capable « d’arracher la maladie comme une mauvaise herbe ». Les indigènes d’Afrique du Sud auraient ainsi découvert les vertus de l’Harpagophytum11, ou « Griffe du Diable », plante qui doit son nom aux crochets acérés portés par ses fruits, et qui est largement considérée comme adaptogène.

En Amazonie, l’Uma de Gato, ou Griffe de Chat (Uncaria Tomentosa) est également considérée comme une panacée en raison des « griffes » que porte cette liane pour s’accrocher aux arbres.

En revanche, de telles propriétés n’ont pu être mises en évidence pour les plantes de nos régions. La Salsepareille, par exemple, est traditionnellement dotée de nombreuses propriétés, mais ses actions (diurétique, dépurative, sudorifique, active contre la syphilis) ne semblent pas avoir été sérieusement étudiées et objectivées à ce jours.

Pour aller plus loin dans l’étude de la Théorie des Signatures, des végétaux et de la mise en œuvre de leurs propriétés, vous pouvez aussi suivre notre Formation pratique en Aromathérapie Sensible.

Annexe: bibliographie et autres sources

Ouvrage sur la flore

A la découverte des fleurs des Alpes, 350 espèces dans leur milieu – Parc National des Ecrins, coord. Nicollet, Bernard (Libris).
Arbres et arbustes de montagne, 230 espèces dans leur milieu – Parc National des Ecrins, coord. Salomez, Pierre (Libris).
Champignons de Provence et des Alpes de Sud – Jean-Pierre Beretti (Serre).
Fleurs des Alpes – Wolfgang Lippert (Nathan).
Guide de la Flore des Alpes Maritimes – Carles et Thébault (Giletta – Nice-Matin).
Guide de la flore méditerranéenne – Bayer, Buttler, Finkenzeller & Grau (Delachaux et Niestlé).
Guide des orchidées de France, de Suisse et du Benelux – Delforge (Delachaux et Niestlé).
Le livre des arbres, arbustes et arbrisseaux – Pierre Lieutaghi (Actes Sud).
Le livre des bonnes herbes – Pierre Lieutaghi (Actes Sud).
Petite ethnobotanique méditerranéenne – Pierre Lieutaghi (Actes Sud).

Ouvrage sur la loi des signatures

Enquête sur les plantes magiques – Michèle Bilimoff (Ouest-France).
L’héritage oublié des Signes de la Nature – Ball-Simon et Daszkiewicz (Les deux océans).
Phytognomonica – Giambattista Della Porta (Octo Libris Contenta).
Précis de médecine alchimique : A partir des XIV livres des paragraphes de Paracelse – Eric Marié (Paracelse).
Traicté des signatures ou vraie et vive anatomie du grand et petit monde – Oswald Crollius (l’Arche).
Traité fondamental d’astrologie médicale – Eric Marié (Paracelse).

Ouvrage sur la faune

80 Animaux des montagnes – Sandrine Stefaniak (Libris).
Insectes et autres petites bêtes en montagne, 330 espèces dans leur milieu – Parc National des Ecrins, coord. Delenatte, Blandine (Glénat).
La loi de la jungle, l’agressivité chez les plantes, les animaux, les humains – Pelt, Jean Marie (Fayard).
Les oiseaux des montagnes – Garguil, Philippe et Michel Quéral (Glénat).
Les petits animaux des bois et forêts – Olsen, L.-H., J. Sunesen, B.V. Pedersen (Delachaux et Niestlé).

Autres ouvrages d’intérêt

Découverte géologique des Alpes du Sud – Debelmas Jacques (Edition du BRGM).
Géologie des Alpes-Maritimes – Borchiellini, Serge (Serre).
Guides géologiques régionaux, Alpes-Maritimes, Maures, Esterel – Campredon, R. et M. Boucarut (Masson).
Le Massif du Mercantour et des Alpes Maritimes – Association des amis du parc national du Mercantour (Serre).
Les Guides Valléens – Vallée de l’Ubaye – Parc National du Mercantour (Bayard).
Les Guides Valléens – Vallée de la Vésubie – Parc National du Mercantour (Bayard).
Parc National du Mercantour – Loury-Guigan, Nadia (Glénat).

Sources d’informations orales / remerciements

  • Bernard Baldassare (BE AMM).
  • Sandrine Pallanca (BE AMM).
  • Mon grand-père M. Albert Viellle.
  • Bruno et Maryse Caligaris.
  • Mon frère Gaëtan Ferrando (ostéopathe, préparateur physique).
  • Mon ami d’enfance Sylvain Leinen (BE AMM).
  • André Hérault (l’un des derniers paysans du Boréon, décédé dans les années 1990).
  • Les gardes du Parc National du Mercantour.
  • L’excellente formation au métier d’AMM que j’ai reçue à Barcelonnette, coordonnée par Emmanuel Buchoud.

Crédits d’illustrations

Toutes les illustrations figurant dans cet article ont été photographiées lors de randonnées durant l’été 2011. Je n’ai eu recours à des sources extérieures que pour les illustrations ci-dessous :

https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Gerard

1 L’expression désigne à l’origine la « bonne fame », c’est-à-dire « bonne réputation » (du latin

« Fama »), sans aucune allusion sexiste.

2  Ceci  représente  d’ailleurs  une  vraie  difficulté  pour  les  phytothérapeutes  et  herboristes

« traditionnels » n’ayant pas la base d’une formation médicale reconnue. En France, ils sont passibles 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende pour « exercice illégal de la médecine ».

3 On retrouve par exemple dans les Hadiths musulmans « Dieu n’a pas fait descendre une maladie sans en avoir en même temps fait descendre un remède » (Livre de la Médecine, Chapitre 1), et dans plusieurs textes chrétiens « C’est le Seigneur qui, de la terre, a créé les remèdes, et un homme sage ne les méprise pas ».

4 Eric Marié – Introduction à la médecine hermétique – éditions Paracelse – 1988.

5 Il s’agit en fait de la Reine-des-Prés, Filipendule Ulmaire ou Spirée Ulmaire.

6 Etudes sur la cosmogonie des Dogons et Bambara du Soudan – Londres, 1951.

7 Gianbattista Della Porta (1535-1615) est un philosophe, physicien et alchimiste italien. Il est l’auteur de Phytognomonica – Traité des propriétés des plantes et des moyens d’en découvrir les vertus (1583).

8 Le nom de l’acide Salicylique vient d’ailleurs du nom latin du saule : Salix.

9 Le tout premier ouvrage sur le sujet paraît en 1977: Medical Botany – Plants affecting Man’s Health

de W.H. Lewis et M. Elvin-Lewis (1977).

10 Jean Boullet démontrera en 1932 que beaucoup d’illustrations de la renaissance décrivent en fait des racines de plantes tout autres, appelées « mandragores » à cause de leur forme. Dans la nature, les racines anthropomorphes de mandragore ne sont pas plus fréquentes que celles du navet, de la betterave ou du radis !

11 En grec “phyton” signifie plante et “harpazo” signifie saisir avec un crochet ou un grappin.

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